La tour D2, cucurbitacée ou coléoptère ?

01.03.2014  Croquis / Projets

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Cactus urbain, concombre de ville, cornichon, gherkin ou autres condiments cucurbitacées, la tour à l’origine baptisée « D2 » risque de passer par de nombreux surnoms plus ou moins flatteurs, avant qu’elle ne prenne le nom d’une société prestigieuse qui aura la chance de l’adopter. On n’a pas ou peu entendu parler d’elle ces six dernières années. Puis, tout à coup, à peine sur le point d’être érigée, elle est assaillie de surnoms pittoresques. Les Anglais, avec leur fairplay légendaire, lui trouvent déjà une « French Touch ». Au risque que l’un de ces surnoms lui colle à la peau, avant l’heure du sacre, il me semble urgent de lui octroyer un nom provisoire plus consensuel et politiquement correct.

Pourquoi certains projets, et les tours en particulier, héritent spontanément de surnoms ? Est-ce dû à leur taille ou leurs auteurs ? Non, je pense simplement que ce sont leurs formes. Voilà ! On a mis le doigt dessus. Avec une certaine pudeur, nous allons nous focaliser sur l’extrémité supérieure caractérisant l’édifice et, sans doute, source du débat. Notre tour est coiffée de fins cerceaux entrelacés, surmontée d’un jardin exceptionnel dit « des nuages » et elle brille d’un vif éclat telle une lanterne. Il me fait penser à quelque chose de délicat et d’élégant, quelque chose à la fois organique et naturel, aussi bien vivant que lumineux. Pourquoi ne pas l’appeler La Luciole, ce coléoptère bien aimé de tous. Cette tour ne prétend pas être la plus haute, ni la plus visible. Elle revendique plutôt sa discrétion et son originalité et, avant tout, dégage un certain rayonnement.

En tant que co-auteur du projet, je devrais me contenter du fait que l’on parle d’elle, mais je ne peux pas m’empêcher de proposer une sortie plus digne aux diverses spéculations. Dans l’espoir que ce surnom, « la Luciole de La Défense »  retienne votre attention, je reste devant ma planche à dessins pour étudier encore d’autres objets sans nom.

Tom Sheehan, Architecte

 

Urban cactus, city cucumber, pickle, gherkin or any other cucurbit… The Tower, originally named “D2” might get many more or less flattering nicknames before a prestigious company acquires it and gives it a proper name. For the last eight years, we scarcely heard about D2. Then suddenly, when the tower is finished – it begins receiving picturesque nicknames. The English, thanks to their legendary fair play, dub the new building the “French Touch”. Before one moniker or the other gets widely used, and before, D2 is allowed to have its day in the sun – it seems urgent to me to give it a temporary name that would be moreflattering and of course politically correct.

Have you ever noticed an inherently arresting building (or tower in particular) without stopping to wonder about its “name”? Do you think it is due to their size? Or perhaps their authors? No. I believe their shapes simply lead to their various nicknames. Here we are! With a touch of humility, let’s focus on the uppermost extremity of thenew tower that defines it and is probably the source of its silly labels.

Look closely – our Tower is sheathed in slender intertwined hoops, crowned with an extraordinary “garden in the clouds” and glows brightly like a lantern at night. It makes me think of delicate and elegant things; natural and organic; lively and luminous. Why not call it The Firefly, the well-liked beetle? This tower doesn’t pretend being the highest or the most visible.It discreetly prides itself in being a glowing and original addition to the Parisian skyline.

As co-author of the project, I should be pleased that people are talking about it – still I can’t help suggesting a more worthy nickname. Here’s hoping the “Firefly of La Défense” catches your eye! Now back to my drawing board to work on other yet nameless constructions.

Tom Sheehan, Architect

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